La faune et la flore de Guyane

S’il est une caractéristique que l’on peut reconnaître à la Guyane, c’est l’immense richesse de sa faune et de sa flore.  La Guyane est nommée « l’enfer vert » en lien avec la forêt amazonienne, mais ce qui vous impressionnera surtout c’est de voir les innombrables dégradés de la couleur verte, de façon plus saisissante durant la saison des pluies. C’est une terre de prédilection pour qui est amateur de nature et curieux de l’observation animale.

Une flore luxuriante

C’est avec émerveillement que vous découvrirez l’intérieur de la forêt, parcouru de fleuves, de sauts et d’un nombre important de criques.

La densité de sa flore vous impressionnera, suscitera peut-être de la crainte mais ne vous laissera certainement pas indifférent.

Le littoral guyanais est essentiellement constitué de mangrove et compte à peu près 10 % de plage. A Kaw ou au pripri Yi-Yi vous aurez la chance d’apprécier cette mangrove des marais, avant de découvrir les savanes brûlées par le soleil en période de saison sèche.

Dans les savanes se pratique l’élevage ou bien encore différentes cultures, ainsi que vous pourrez le voir à Matiti (entre Cayenne et Kourou) ou bien encore entre Sinnamary et Iracoubo, vers Saint-Elie.

Lors de vos escapades, tout au long des sentiers, vous remarquerez les différentes espèces d’arbres, comme l’angélique, le bagasse, le canari macaque, le fromager, le gaïac de Cayenne, le bois roucou,  le mahot cigare, le wacapou ou encore l’une des curiosités qui est le ficus étrangleur qui a pour particularité de « coloniser » littéralement un autre arbre. C’est ainsi que ses racines, courant sur l’extérieur, forment une véritable cathédrale de bois, grimpent et enlacent le tronc de l’autre arbre qui finit par mourir et disparaître.

Le plateau des trois Guyanes est granitique et de ce fait, dans certaines de ses montagnes, des grottes offrent refuge à certains animaux et notamment à la femelle du coq de roche qui, durant un mois,  y vient couver ses œufs. La montagne de Kaw possédant des grottes, c’est sur la période de novembre à avril que vous pourrez observer l’activité cet oiseau.

 Une faune très variée

Tout autant que la diversité de sa flore, la faune guyanaise est impressionnante même si elle se fait discrète alors que vous empruntez forêts et savanes.  Un des seuls bruits qui pourra vous impressionner est le cri du piauhau hurleur « oiseau gendarme » qui semble aviser les hôtes de ces bois de l’approche de visiteurs.

C’est un véritable inventaire à la Prévert que l’énumération des différentes habitants que l’on peut y trouver.  Ainsi il y a plus de 720 espèces d’oiseaux, dont plus de 35 variétés de colibris, mais aussi 480 poissons d’eau douce, 5 200 espèces végétales, 186 mammifères… Quatre types de caïmans et puis encore, notamment dans la forêt primaire, des centaines de milliers d’insectes… dont des mygales répertoriées en deux sortes, l’une étant appelée « matoutou » , d’une dizaine de centimètres d’envergure, que l’on peut rencontrer dans les habitations.  Mais, tout comme certains de ces animaux comme les serpents ou les batraciens qui ne prétendent pas être bien aimés de la population, leur grande timidité, ne vous en rendra pas la rencontre facile.

Par contre, lors de vos randonnées, vous aurez peut-être un peu plus de chance, et surtout en faisant preuve de patience, de pouvoir observer des tapirs (maïpouri), des tatous géants, des biches, des jaguars. De même, il n’est pas rare d’apercevoir un agouti, ou des groupes de tamarins aux premières lueurs du jour ou au coucher du soleil. Justement, parlant de soleil, les iguanes, comme les aras, savent en profiter et sont particulièrement nombreux aux Iles du Salut.

Enfin pour admirer la faune en toute sécurité, vous pouvez maintenant profiter de la réserve animalière macourienne qui se trouve sur un immense terrain constitué de forêt et de savane. Vous verrez notamment des caïmans noirs dont la principale attraction est de pouvoir assister à leur repas qui a lieu chaque dimanche.

Dans cette même réserve, vous pourrez aussi voir une grande diversité de poissons : tortue matamata, boa canin, crapaud cornu ou piraye et palika.

C’est une agréable façon, pour les fraîchement débarqués en terre guyanaise, d’appréhender la flore et la faune sans aucune crainte et de goûter tout juste au plaisir d’un nouveau monde.