Si vous observez une carte de la Guyane, vous serez surpris de constater que les rivières et les fleuves semblent être des nervures parcourant tout le territoire et servant même de frontière naturelle avec le Surinam et le Brésil. Ils vous permettent de pénétrer au plus profond de la forêt amazonienne.

 

Si vous souhaitez un dépaysement total et êtes en quête d’aventure, nous vous proposons la méthode idéale : la remontée ou la descente des fleuves. Pour cela, vous pouvez utiliser les services d’agences spécialisées dans des circuits fluviaux mais aussi, pour les plus aguerris, utiliser le « pirogue-stop » : cela signifie que nombre de possesseurs de cet engin sont à même de vous accueillir à leur bord telles que « la pirogue de la poste, celle du Conseil régional ou général ou bien encore celle du Rectorat ».

 

Faire du tourisme en Guyane, c’est naviguer sur ses rivières : c’est en effet de cette façon qu’elle vous laisse découvrir tous ses charmes. La descente des rapides des cours d’eau vous va vous  procurer de moments riches en émotion.

 

- Le Maroni  est le plus long fleuve de Guyane, le plus fréquenté et peut-être le moins sauvage. La remontée du fleuve se fait de Saint-Laurent jusqu’à Maripasoula et nécessite deux à trois jours de pirogue. Les paysages sont magnifiques et les rives bordées de villages pittoresques tels qu’Apatou, Grand Santi ou Papaichton. Ils sont habités de populations ancestrales comme les Amérindiens ou les noirs marrons. Vous pouvez vous arrêter dans ces bourgs et faire des randonnées pédestres en forêt, vous baigner et dormir en hamac sous les carbets.

 

- L’Approuague est, avec le Sinnamary, le fleuve le plus sauvage. Au siècle dernier, c’était la voie des conquistadors. Vous y découvrirez des rapides à couper le souffle et notamment le Grand Machicou ou le Grand Canori qui est certainement le plus spectaculaire avec 19 mètres de dénivelé. Sa remontée s’effectue à partir de Régina et permet d’accéder aux camps de Saut Athanase ou de Saut Cisame, endroits où tout est prévu pour un séjour plus reposant.

 

- Le Sinnamary : c’est sur ce fleuve qu’a été construit le lac de retenue de Petit Saut. Vous y contemplerez de petites îles et des criques magnifiques. C’est aussi à l’embouchure du Sinnamary que vous pourrez apercevoir les ibis rouges et assister à leur vol majestueux. C’est également à partir de ce fleuve que vous pourrez partir en pirogue pour rejoindre le bourg de Saint-Elie.

 

- La Mana, appelée le fleuve aux 100 sauts, est pratiquement inhabitée et, en tout cas, la plus indomptée de Guyane. La remontée se fait à partir de Saut Sabbat pour atteindre Saül qui est situé à environ 8 jours de navigation et il faut ensuite compter une trentaine de kilomètres de marche. Autant dire que ce parcours est destiné aux sportifs les plus chevronnés et là ils ne seront pas déçus de sensations fortes et de découverte d’une nature pratiquement vierge.

 

- L’Oyapock est la frontière naturelle entre la Guyane et l’État d’Amapa au Brésil. Une légende place la cité de l’Eldorado à la source de l’Oyapock : nous vous laissons le plaisir de partir à sa recherche. Mais au-delà de ce mystère, la beauté sauvage de cette région vous saisira, ne serait-ce que par ce fleuve qui offre les plus impressionnants sauts de ce pays, notamment le Saut Maripa. C’est aussi en longeant ses rives que vous ferez des rencontres magnifiques avec les gens du fleuve, que ce soient les indiens Palikours, Emerillons et Oyampis qui vivent aux alentours de Camopi et Trois Sauts.

 

- La Comté, certainement le fleuve le plus tranquille. C’est le lieu où se rassemblent tous les cayennais. Tout y est fait pour vous permettre de passer d’agréables moments en famille, car la Comté est jalonné de carbets et d’endroits propices à la baignade.

 

Enfin, certaines agences proposent des circuits en forêt amazonienne avec remontée du fleuve Approuague, qui incluent  les visites du littoral, du Marais de Kaw, des Iles du Salut et du centre spatial de Kourou.