St Laurent du Maroni

Situé à proximité de l’embouchure du fleuve Maroni, St Laurent du Maroni est la deuxième ville de Guyane après Cayenne. Sa population est fort cosmopolite, puisqu’elle est constituée de nombreuses ethnies telles que les Amérindiens, les Noirs Marrons, les Chinois, les Antillais, les H’mongs, les Dominicains, les Indous, les Haïtiens, les Surinamiens et aussi les Métropolitains.

A visiter

Centrale du bagne de Guyane

Sa renommée ne fut pas des meilleures : en effet, elle est à l’origine la centrale du bagne de Guyane et vit arriver de nombreux condamnés aux travaux forcés qui étaient ensuite déportés vers d’autres camps tels que Cayenne, Mana ou les Iles du Salut. Á ce propos, il est à noter que la ville fut construite un peu en retrait de l’embouchure du fleuve afin d’empêcher toutes possibilités d’évasion.

Un ancien village amérindien nommé Kamalakuli

Saint-Laurent, bâti sur l’emplacement d’un ancien village amérindien nommé Kamalakuli, fut rebaptisé au 19ème siècle, alors que la France décida d’y implanter des bagnes. La plupart des bâtiments administratifs, de style colonial, furent érigés par les forçats qui utilisèrent des briques faites en terre rouge locale : un circuit piétonnier permet de voir les quelques vestiges restants de ce qui fut appelé le Petit Paris.

Les œuvres de Bertrand Piéchaud

Vous ne pouvez manquer d’admirer les œuvres de Bertrand Piéchaud, peintre – sculpteur et notamment la sculpture du bagnard qui est devant l’entrée du camp de la relégation ou bien encore les trois enfants qui se situent au niveau du Marché. De même lors d’une visite à la plus vieille église de la Ville, l’église de Saint-Laurent, vous découvrirez une peinture de cet artiste dédiée à Notre Dame du Maroni.

Le Camp de la Transportation

Un autre univers, mais il fait tout de même partie du passé de la Ville, c’est « Le Camp de la Transportation ». Il fut construit en 1854 pour accueillir les personnes condamnées alors aux travaux forcés et fut en activité jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. Réhabilité depuis quelques années, ce bagne peut se visiter et c’est ainsi que vous pourrez voir la cellule qu’occupa le célèbre Papillon qui s’y évada pour se réfugier sur l’Ile des Lépreux, petite île accessible uniquement par pirogue.

Seule rhumerie de Guyane

Saint Laurent du Maroni c’est aussi la culture des cannes à sucre qui permettent la production du rhum, mais c’est également le point de départ de multiples randonnées sur le fleuve pour aller à la découverte des villages amérindiens des alentours. Vous pouvez d’ailleurs visiter la Rhumerie Saint-Maurice, maison presque centenaire et seule encore en activité en Guyane.

Un marché riche en couleurs

Toujours pour les fins gastronomes, le marché de Saint-Laurent-du-Maroni vaut le détour : vous y trouverez tous les légumes et fruits locaux aux saveurs et parfums qui vous enchanteront. Et, vos papilles ainsi éveillées, vous pourrez déguster les plats H’mongs ou Bushi Nengué dans les restaurants avoisinants.

Découverte des environs

Nous vous proposons là des endroits un peu plus souriants qui vous donneront une autre facette de la région : sa nature luxuriante, une flore et une faune extrêmement riche. Un peu d’aventure en vous rendant aux Chutes Voltaire par une piste  praticable pour les automobilistes même si, en saison des pluies, il est préférable d’utiliser un 4×4. Pour vous y rendre, vous devrez suivre une piste d’environ 70 km qui s’enfonce dans la forêt, la Piste Isnard : un site aménagé sur la Crique Tatou vous permet un petit moment de répit avant d’arriver à l’Auberge des Chutes Voltaire : vous suivrez ensuite un charmant sentier qui vous amène à une cascade époustouflante, constituée de plusieurs chutes réparties sur environ 200 mètres avec un dénivelé de 35 mètres. Vous ne pourrez qu’être conquis par ce lieu si sauvage et si envoûtant et n’aurez pas de mal à y passer une nuit pour pique-niquer au soir tombant et y dormir dans des carbets installés à cet effet.

Vous pouvez aussi vous aventurer pour une excursion sur le fleuve Maroni, faire d’autres randonnées en forêt amazonienne : de nombreux circuits sont proposés comme la visite de villages amérindiens et notamment celui d’Espérance où vous découvrirez l’art amérindien arawak (poteries, colliers) qui se trouve à quelques kilomètres de Saint-Laurent et là aussi vous pouvez  passer une nuit en carbet.

Où dormir

Saint Laurent propose plusieurs types d’hébergements